Le Secret de la pyramide

Young Sherlock Holmes/Pyramid of fear

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1986
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109 minutes
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Couleur
Affiche du film Le Secret de la pyramide Londres, en 1870. John Watson, fils d'un médecin de campagne fraîchement débarqué de ses solitudes provinciales, découvre les couloirs et les brumes de son nouveau collège. Il se retrouve nez à nez avec un curieux hurluberlu, son nouveau condisciple, qui semble tout savoir de lui sans l'avoir pourtant jamais rencontré. Ainsi naît une amitié. Watson découvre rapidement que son nouveau compagnon, Sherlock Holmes, se pique de résoudre les énigmes les plus extravagantes et qu'aiguillonné par son rival dans le coeur de la belle Elizabeth, Dudley, il se révèle fort capable de devancer la police dans la solution d'un curieux suicide. L'oncle d'Elizabeth venant à mourir, victime d'une sarbacane, le trio reprend du service, en dépit des protestations de Watson, qui voudrait bien devenir médecin...

Casting

Rôle : Sherlock Holmes
Rôle : Sherlock Holmes
Rôle : Docteur Watson

Réalisateur

Date de ressortie

08/12/2010

Nationalité

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Le secret de la pyramide est une production Amblin qui sort sur les écrans en 1985, entre Retour vers le futur, La couleur pourpre et les Goonies. Difficile alors de trouver sa place parmi des productions de ce niveau ! Ceci explique sans doute la difficulté qu’a eue ce Young Sherlock Holmes à trouver son public ainsi que son peu de visibilité encore aujourd’hui chez les non-cinéphiles.

Mais pourquoi faut-il se pencher sur cette excellente aventure de l’ami Holmes ?

Déjà parce que le film est scénarisé par Chris Colombus et qu’il préfigure terriblement son futur travail sur Harry Potter. Il ne se cache d’ailleurs pas de cette similitude puisqu’au cours d’une interview il a admis s’être inspiré du Secret de la pyramide pour son travail sur l’univers du jeune sorcier. Il est vrai que du physique de Watson à l’ambiance de l’école, les points communs sont nombreux.

Chris Colombus signe ici, après Les Goonies et Gremlins, un nouveau script d’une grande qualité avec un univers fort, efficacement mis en scène par Barry Levinson. Il n’est sans doute pas exagéré de dire que cette œuvre a marqué une grande partie des jeunes spectateurs à sa sortie grâce à cette histoire policière teintée de fantastique et qui met en scène un jeune Sherlock Holmes à l’aune de sa première enquête.

Ce parti pris reste terriblement fidèle au canon « holmésien » si bien que les fans du travail de Sir Arthur Conan Doyle considèrent ce film comme un excellent hommage au maître anglais alors même que ce dernier n’a jamais écrit sur la jeunesse du célèbre enquêteur. C’est que le script enchaine les clins d’œil et restitue parfaitement la mythologie de Sherlock Holmes tout en construisant quelque chose d’original dans son traitement : la recherche d’un trauma originel qui expliquerait en partie ce comportement presque asocial qui caractérise le héros. Jusqu’au bout, l’approche scénaristique se distingue puisque même la scène post-générique (je vous invite à rester jusqu’au bout) tend à redéfinir le rapport entre Holmes et son antagoniste.

Côté mise en scène, en prenant pour trame narrative des suicides qui interviennent après de puissantes hallucinations, le film se pare de fantastique dans des séquences impressionnantes. C’est l’un des grands atouts du film, il construit un univers visuel très riche et presque merveilleux qui tranche avec la rationalité de Sherlock. Pour l’anecdote, l’une des séquences marque le début des images de synthèse au cinéma.  Particulièrement sombre, on peine à croire que le film a été fait pour les enfants :  les morts sont nombreuses, les hallucinations visuellement marquantes et l’ennemi de Sherlock complètement fanatique.

Thomas

Publié le 01/02/2018

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