Première Année

92 minutes
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Affiche du film Première Année Benjamin vient d’avoir son bac S et s’inscrit pour la première fois en PACES, nom officiel attribué à la première année commune aux étudiants de médecine, dentaire, kinésithérapie, pharmacie et sage-femme. De son côté, Antoine, détenteur d’une dérogation médicale, tente pour la troisième fois consécutive le concours. Ils deviennent amis et se soutiennent en travaillant de concert. Ensemble , ils tentent de survivre à une année impitoyable. Entre candidats, la concurrence parfois cynique fait rage. Tous doivent s'adapter à des apprentissages rigoureux, à l'exigence des professeurs...

Réalisateur

Date de sortie

12/09/2018

Nationalité

France

Distribution

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Dans la trilogie médicale réalisée par Thomas Lilti, Première année est le meilleur des trois films. Porté par deux acteurs de talent, Vincent Lacoste que l’on a déjà vu dans de nombreux films, dont Hippocrate du même Thomas Lilti, (Antoine), et William Lebghil (Benjamin) moins performant mais qui tient néanmoins très bien son rôle, le film raconte la première année - la troisième première pour Antoine - des études de médecine de deux étudiants, qui, devenant amis à cette occasion, s’aident pour tenir bon jusqu’au jour du concours.

Le film nous plonge donc dans l’année difficile de la préparation au concours et aussi dans les familles des deux prétendants médecins. Antoine semble le plus convaincu de sa vocation, il triple, et ne manque pas une occasion de découvrir un peu plus le métier. Benjamin au contraire ne semble avoir commencé ces études que par mimétisme familial.

Ce film, en plus d’être juste et drôle, pose le problème essentiel de la formation et d’une dérive « Fordiste » de la pratique médicale. En effet, même si au jour où j’écris ces lignes le gouvernement semble vouloir réformer le système du numérus clausus qui conduit à la sélection aberrante actuelle décrite dans le film, on peut encore s’inquiéter de ce que l’on ne considère comme médical que le geste technique et la prescription qui suit, en oubliant que le métier de médecin est d’abord un travail pour lequel la dimension humaine est essentielle.

Ce stakhanovisme médical, Lilti le montre excellemment dans ce film. Il très (trop diront certains) démonstratif quand il décrit les révisons et autres bachotages mécaniques, mais plus subtilement critique dans sa dénonciation du système. L’interview du doyen de la faculté de médecine qui annonce que les étudiants étant de mieux en mieux préparés il faudrait augmenter le nombre de questions prouve qu’il n’y a aucune réflexion chez les décideurs sur l’utilité d’une telle sélection des futurs médecins.

Bref, un film qui se laisse regarder avec plaisir, même si la forme très classique et la fin assez convenue pourrait tempérer l’enthousiasme de certains.

L.S.

Publié le 21/09/2018

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