En liberté !

107 minutes
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Affiche du film En liberté ! Tous les soirs, Yvonne, inspectrice de police, endort sdon fils Théo en lui racontant les exploits héroïques de son défunt père, Jean, policier mort sur le terrain. Au travail, soutenue par son collègue Louis, secrètement amoureux d'elle, Yvonne tente d'oublier son mari, apprécié de tous. Pourtant, un jour, elle apprend que Jean, loin d'être héroïque, était un policier corrompu et que par sa faute, Antoine, un honnête garçon purge une longue peine de prison. Quand celui-ci est libéré, Yvonne décide de l'aider. Mais rien n'est vraiment simple...

Réalisateur

Date de sortie

31/10/2018

Nationalité

Distribution

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Si vous n’allez au cinéma qu’une fois par an ce sera cette année pour En liberté ! Franchement, ce film est à ne pas manquer, je n’avais jamais autant ri devant une comédie policière depuis Les tontons flingueurs. Cette comédie, bien plus drôle et plus relevée que certaines comédies françaises millionnaires en entrées, est sans doute le meilleur des films de son auteur, Pierre Salvadori (connu entre autres films pour Dans la cour ou Les apprentis).

Yvonne (Adèle Haenel ici dans son meilleur rôle), inspectrice de police, s’aperçoit après la mort de son policier de mari (Vincent Elbaz), qu’il était un flic ripou. Elle voudra alors réparer les torts causés par son conjoint, s’intéressant particulièrement à Antoine (Pio Marmaï) qui a passé par la faute du mari corrompu huit ans derrière les barreaux, quand bien même il était un parfait innocent. Et forcément cela va créer en elle, dans sa famille (elle est mère d’un garçon d’une dizaine d’années), et vis-à-vis de ses collègues, un certain nombre de tensions qui seront le détonateur de situations comiques.

Grâce à une écriture de dialogues parfaitement ciselés, En liberté est un film comique qui n’oublie pas d’être profond. Le réalisateur se penche avec tendresse, finesse et humour sur les relations entre la mère et le fils, sur la part du roman familial dans la construction du préadolescent. La manière dont le réalisateur parvient à intégrer de la gravité dans ce qui apparaît comme une comédie loufoque est l’une des plus grandes réussites du film. Mais il y a encore plus. Sans affronter des sommets de questionnements existentiels, le spectateur s’interrogera sur le « syndrome du sauveur ». Jusqu’où doit-on, peut-on, aller pour aider (sauver) l’autre ? A quel moment l’empathie devient envahissement ?

En liberté ! C’est la liberté retrouvée d’Antoine et de ce qu’il en fait, mais c’est aussi la liberté de tous les êtres de choisir leur vie (sublime scène de retrouvailles d’Antoine et de sa femme où celle-ci fait rejouer au sens propre du terme ce retour pour mieux l’apprécier) en fonction de ce qu’ils sont, de ce qu’ils ont été et de ce qu’ils veulent devenir.

Vous l’aurez compris, ce film est une vraie comédie, de celles qui font honneur au cinéma français et qui, surtout, font le bonheur des spectateurs.

L.S.

 

Publié le 09/10/2018

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