Affiche du film Little Zombies
Affiche du film Little Zombies

Little Zombies

2020 120 minutes Couleur
Tous publics

Un film de Makoto Nagahisa

A la mort de ses parents, le jeune Hikari ne montre aucune émotion. Comme ses amis, Ikuko, Ishi et Takemura, qui ont vécu la même tragédie. Ensemble, ils décident de monter un groupe de rock. Hiraki assure le chant. Ishi, dont les parents sont morts après un feu de wok, est aux percussions. Le cleptomane Takemura, dont les parents abusifs se sont suicidés, joue de la guitare basse bass guitar. Et Ikuko, la seule fille de la bande et dont les parents ont été tués par son prof de piano psychopathe, se retrouve au claviers. Les adolescents font faire des étincelles sur scène...

A la mort de ses parents, le jeune Hikari ne montre aucune émotion. Comme ses amis, Ikuko, Ishi et Takemura, qui ont vécu la même tragédie. Ensemble, ils décident de monter un groupe de rock. Hiraki assure le chant. Ishi, dont les parents sont morts après un feu de wok, est aux percussions. Le cleptomane Takemura, dont les parents abusifs se sont suicidés, joue de la guitare basse bass guitar. Et Ikuko, la seule fille de la bande et dont les parents ont été tués par son prof de piano psychopathe, se retrouve au claviers. Les adolescents font faire des étincelles sur scène...

Autour du film

Après son court-métrage And so we put goldfish in the pool qui a remporté le grand prix du jury au festival de Sundance en 2017, le réalisateur japonais Makoto Nagahisa, jouant dans son premier long-métrage Little Zombies avec tous les codes du cinéma et les possibilités de l’image, continue de peindre le portrait d’une jeunesse désenchantée.

« Aujourd’hui, Maman est partie en fumée », annonce dans un début très camusien la voix-off du jeune Hikari (Keita Ninomiya), 13 ans, qui vient de perdre ses parents dans un terrible accident d’autocar. Seulement il ne pleure pas, tout comme les trois autres adolescents qu’il rencontre au crématorium, et qui ont eux-aussi perdu leurs parents. C’est alors que commence leur aventure frénétique et déjantée, en plusieurs chapitres présentés comme les niveaux d’un jeu vidéo, et qui nous tiennent en haleine pendant les deux heures du film.

C’est bien de cette manière qu’Hikari considère la vie, comme un jeu en plusieurs étapes, avec des obstacles à franchir et des ennemis à vaincre, jusqu’au boss final où, en cas d’échec, le game over n’est pas effrayant puisqu’il suffit de presser le bouton restart.

La réalité du monde, dans tout ce qu’elle peut avoir de douloureux ou de joyeux, est totalement indifférente à Hikari et ses amis. Ils refusent de se plier aux règles communément établies par la raison, comme celle de pleurer à un enterrement, ou plutôt ils en sont incapables. Le réalisateur manie alors l’ironie avec force, notamment grâce aux observations acerbes et caustiques du jeune narrateur en voix-off.

Finalement, les quatre orphelins vont monter un groupe de rock. Les scènes sont construites au rythme d’une musique électronique qui ne regroupe pas moins de quatre-vingt-dix créations originales, inspirées des jeux Nintendo des années 80, ajoutant au film un aspect pop et nostalgique. Makoto Nagahisa bricole l’image en multipliant les références stylistiques et thématiques aux jeux-vidéos, avec sa photographie magnifique qui rend compte d’un long travail de mise en scène et d’une attention particulière portée aux couleurs.

Son film hybride fait s’enchaîner de fortes explosions sensorielles, qui seraient presque là pour réveiller et colorer un monde absurde où règnent la solitude et l’indifférence.

Une aventure déjantée au rythme effréné et haute en couleurs, à voir absolument au cinéma.

Camille Villemin

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