Scare Campaign

2015
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80 minutes
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Couleur
Affiche du film Scare Campaign Scare Campaign, une émission de caméras cachées horrifique, amuse les téléspectateurs depuis plus de cinq ans avec ses gags d’épouvante old school qui marchent à tous les coups. Face à l’arrivée d’une web-série appelée Masked Freaks qui cartonne et qui menace l’avenir du programme, les créateurs de Scare Campaign veulent frapper fort avec un ultime épisode qui décidera du sort de l’émission. Jusqu’où iront-ils pour prouver qu’ils sont capables du pire ?

Casting

Rôle : Abby
Rôle : Marcus
Rôle : Emma
 

Année de sortie

2016

Nationalité

Distribution

Actualité

Le film sur E-cinema.com : https://www.e-cinema.com/film/scare-campaign

Scare Campaign est un petit film d’horreur qui est loin d’être désagréable à regarder. Plutôt bien filmé et convenablement joué, on lui reprochera néanmoins son scénario plutôt prévisible si on est un tant soit peu habitué aux films à twists. D’un point de vue technique, c’est néanmoins un sans-faute grâce à sa réalisation soignée et surtout inventive qui multiplie les points de vue. Les réalisateurs usent en effet du concept du film dans le film, en employant dans leur montage les plans censés avoir été captés par l’équipe télé dont il raconte l’histoire. Enfin, à la différence de trop nombreux longs-métrages horrifiques vites produits, la direction d’acteur est ici solide.

Au-delà de ses séquences gores qui satisferont les amateurs du genre, les deux réalisateurs ont surtout le mérite de nous offrir une réflexion pas inintéressante sur notre rapport à l’image, dans un monde où la fiction et le réel ont fini par se confondre à travers la multiplication des écrans. Scare Campaign met ainsi en lumière une société voyeuriste où l’avènement d’internet au détriment de la télévision ont permis à certains esprits malades d’avoir accès facilement à une vidéo de décapitation en quelques clics.

Le film mixe de façon digeste et plutôt maligne plusieurs registres du cinéma d’horreur avec une certaine maestria qui prouve la connaissance du genre par ses auteurs.  Nous retrouvons ainsi dans le film, un asile digne d’une maison hantée, un psychopathe échappé de Shining avec sa hache, un fantôme en mode Ring, et enfin une bande de psychopathes masqués qui semblent sortir d’un « torture porn » à la Hostel.

On attend donc le prochain film de ses réalisateurs, en espérant qu’ils feront preuve d’un peu plus de subtilité question scénario. En effet, on devine trop souvent ce qui va se passer, car les personnages n’essayent pas d’échapper à la situation horrible à laquelle ils font face. Leurs réactions ne sont là que pour enclencher le twist suivant, ce qui donne malheureusement un côté mécanique et attendu à l’histoire racontée.

Néanmoins, si vous êtes amateurs de cinéma d’horreur, vous passerez un excellent moment avec ce film australien bien supérieur à un bon nombre de longs-métrages d’épouvante américains qui inondent le marché.

Mad Will

 

Publié le 31/07/2020
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