Dellamorte dellamore

Dellamorte dellamore

|
1994
|
105 minutes
|
Couleur
Affiche du film Dellamorte dellamore Dellamorte, le mélancolique gardien du cimetière de Buffalora, et son fidèle assistant, Gnaghi, un lutin aussi rond que muet, constatent avec quelque étonnement que les morts ont tendance à revenir à la vie. Une intéressante évolution qui donne aux deux compagnons une distraction qui les change de la lecture de l'annuaire. C'est qu'il s'agit d'enterrer à nouveau tous ces morts, avant que le désordre ne s'installe entre les tombes. Les autorités ne bronchent pas, estimant que l'affaire n'est point de leur ressort. Dellamorte, lui, y puise une énergie nouvelle, une raison de vivre et d'affronter les trois deuils successifs qui le privent des femmes qu'il se met à aimer. Enfin la Mort elle-même lui adresse la parole...

Casting

Rôle : Francesco Dellamorte
 

Réalisateur

Date de sortie

10/05/1995

Nationalité

Distribution

Classification

-12 ans

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

De tous les collaborateurs d’Argento, Michele Soavi est le plus doué et ce n'est pas un hasard s'il seconda Terry Gilliam sur le tournage des Aventures du baron de Münchhausen. Soavi se fit repérer dès son premier film Bloody Bird qu’il réalisa pour le compte de Joe d’Amato, connu par les amateurs de gore pour son Anthropophagus  et aussi pour les plus coquins d’entre vous pour mal de films X dont certains avec Rocco Siffredi. Soavi signe ensuite le Sanctuaire et La Secte sous le patronage d’Argento avant de voler de ses propres ailes avec ce Dellamorte Dellamore. Le long-métrage met en scène Rupert Everett dans un rôle gardien de cimetière qui est secondé par François Hadji-Lazaro, le leader des groupes Pigalle des Garçons Bouchers. Nous suivons un Rupert Everett mélancolique qui chaque nuit doit tuer une seconde fois les morts fraîchement enterrés. Dellamorte Dellamore est une merveille visuelle fortement influencée par la peinture. Soavi cite deux tableaux pour la conception du film :  Les Amants de Magritte et L'île des morts d’Arnold Böcklin. Le cinéaste compose des toiles macabres où la poésie n’est jamais absente comme avec ses feux follets tenus par des fils tout juste échappés d’un film de Méliès et qui éclairent les tombes pendant que les deux amants font l’amour. Le long-métrage mêle le romantisme, l’érotisme, l’humour et la mélancolie. C’est une oeuvre très européenne, littéraire, qui oscille entre l’horreur et le merveilleux. Le chat qui fume devait éditer le Blu-Ray, mais Canal + qui est détenteur des droits semble s’être montré trop gourmand. Un crime de lèse-majesté pour les cinéphiles déviants qui auraient aimé découvrir Anna Falchi en HD dont la beauté sans égale imprègne de façon inimaginable la pellicule. Iconoclaste et foncièrement original, un long-métrage à redécouvrir d’urgence !

Publié le 06/03/2019
Vous avez aimé cet article ? Nous avons besoin de vous pour faire vivre ce site. Soutenez-nous en faisant un don.
Abonnez-vous à notre page Facebook et suivez-nous sur les réseaux sociaux : Twitter Instagram

Critiques de la communauté

Si vous souhaitez écrire une critique, vous devez d'abord vous identifier.