L'Extraordinaire Voyage de Marona

2019
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92 minutes
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Couleur
Affiche du film L'Extraordinaire Voyage de Marona Victime d'un accident, une petite chienne se remémore sa vie. Fille d'un dogue argentin prénommé Ralph La Bomba Ati Mondora et de la métisse Sissy, une petite chienne est baptisée Neuf, car elle est le neuvième bébé du couple. Donnée, elle est vite abandonnée, avant d’être récupérée dans une poubelle et vendue à l’affectueux acrobate Manole qui la prénomme Ana. Mais cette période de bonheur prend vite fin. Elle est ensuite protégée par le gentil Istvan qui la rebaptise Sara. Elle est ensuite trouvée et adoptée par Solange, une petite fille qui décide de l’appeler Marona et vit au sein d’une famille composée d’une mère célibataire, d’un grand-père grognon et du chat Martzofel...
 

Réalisateur

Date de sortie

08/01/2020

Nationalité

Distribution

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Marona est une chienne, la neuvième d’une portée, résultat de l’improbable rencontre d’un dogue argentin et d’une bâtarde. Le voyage de Marona est celui de son parcours entre différents foyers, passant d’un artiste de cirque nommé Manole à Istvan, qui travaille dans le bâtiment, sans oublier sa rencontre avec Solange, une petite fille. Ce long-métrage raconte ainsi sa vie à hauteur de chien, subissant les changements que les hommes lui imposent, mais à chaque fois son empathie envers son nouveau maitre prend le dessus.

Ce qui frappe dans L’extraordinaire voyage de Marona, film d’animation franco-roumain de la réalisatrice chevronnée Anca Damien, (Cristal du long-métrage à Annecy en 2012 pour Le voyage de Monsieur Crulic) c’est tout d’abord l’extraordinaire originalité des graphismes utilisés. Ce déferlement de « jamais vu » s’exprime dans une technique haute en couleur, au propre comme au figuré à travers des peintures, crayonnages, et collages, sans oublier des mouvements où l’œil tourbillonne dans l’image devant la richesse du monde inventé. Les personnages créés par Brecht Evens  et les décors prennent littéralement vie devant nos yeux grâce aux deux artistes graphiques Gina Thorstensen et Sarah Mazzetti.

Ensuite, il faut noter la qualité de l’appréhension de la vie de la chienne. Le spectateur ressent toutes ses émotions à travers la retranscription des perceptions et sensations visuelles, tactiles, odorantes qui l’assaillent. Cet aspect « réaliste » permet au spectateur, du plus jeune au plus âgé, de suivre facilement et avec empathie, l’histoire de cette chienne, sans mièvrerie ni pathos inutile.

Enfin, le film nous propose une réflexion autour du bonheur. Le bonheur est-il dans le rêve ou dans la faculté de savoir goûter l’instant présent ? Qu’en est-il des souvenirs ? Sont-ils des regrets car faisant appel à des images passées donc disparues, ou l’espoir de la possibilité de retrouver le bonheur à l’avenir ? En passant de maitre en maitre et de nom en nom, Neuf, Ana, Sara, Marona, la chienne enrichit son expérience. Son voyage intérieur enrichit aussi l’existence du spectateur en lui offrant de véritables leçons de vie.

Simple et universel, L’extraordinaire voyage de Marona est un film tendre et beau à voir en famille.

L.S.

Publié le 07/01/2020
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