Bekas

2012
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97 minutes
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Couleur
Affiche du film Bekas Dana et Zana deux frères de 10 et 6 ans, cireurs de chaussures dans une petite ville du Kurdistan irakien, décident, après avoir vu un film de Superman, de partir pour l'Amérique.
 

Réalisateur

Année de réalisation

2012

Genre

Nationalité

Distribution

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Don quichotte croyait à la véracité des histoires racontées dans les livres, Dana et Zana croient en la véracité des images. Après avoir visionné un film de super héros ces deux jeunes kurdes d’Irak de 10 et 6 ans sont persuadés que Superman vit en Amérique, et qu’il va résoudre tous leurs problèmes. Alors les deux frères quittent leur état de cireurs de chaussures, et décident de partir à dos d’âne pour rejoindre le pays de leurs rêves.

Le réalisateur Karzan Kader, Suédois d’origine kurde qui a fui l’Irak en 1991 à l’âge de 8 ans, s’est souvenu des images de son enfance pour réaliser son premier long métrage de fiction, Bekas, un film d’apprentissage, où deux frères orphelins apprennent que s’ils restent unis et aimants l’un avec l’autre, rien ne peut les séparer.

C’est un film tendre, même s’il apparaît que la société irakienne ne l’est pas (les adultes tapent beaucoup sur les enfants, et les enfants entre eux par mimétisme). Les deux jeunes acteurs jouent à la perfection les deux frères qui s’aiment, se disputent, se réconcilient, et surtout tiennent l’un à l’autre plus qu’à tout autre chose. Il s’agit donc d’une comédie réussie et non d’un énième film sur la guerre et ses conséquences tragiques. Les soldats sont là en toile de fond, les ruines sont vues au passage, et même la mort des parents de ces deux jeunes garçons fait partie de l’ordre des choses. À travers des situations pour le moins cocasses, le cinéaste porte donc un regard attendri sur ce qui fut le monde de son enfance, mais sans nostalgie, montrant une réalité avec laquelle les habitants doivent apprendre à vivre. C’est à cette réalité là que nos deux héros devront se confronter pour tenter de réaliser leurs rêves.

Il s’aide pour cela d’une magnifique photo, le cinéaste pratiquant avec maestria l’art du cadrage, tant dans les plans d’ensemble qui captent de magnifiques paysages que sur les plans rapprochés qui donnent toute l’émotion qui parcoure le film.

L.S.

Publié le 10/07/2019
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