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La Cité de la peur

1994
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95 minutes
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Couleur
Affiche du film La Cité de la peur Odile Deray, attachée de presse, se démène pour faire parler de son film, «Red Is Dead». En compétition au Festival de Cannes, ce navet raconte l'histoire d'un sidérurgiste qui assassine ses victimes avec un marteau et une faucille. Or, après chaque projection et avec une régularité de métronome, un maniaque élimine les projectionnistes de la même manière. Odile voit du meilleur oeil ces crimes qui assurent à son fichu navet une promotion aussi efficace qu'inespérée. Profitant de cet engouement de la presse autour de l'«affaire», elle fait venir à Cannes l'interprète principal du film, Simon Jérémi, protégé par son garde du corps, Serge Karamazov. Ce dernier n'a d'yeux que pour les starlettes qui tapissent les lieux. Bialès, le commissaire chargé de l'enquête, est obsédé quant à lui par les médias...

Casting

Rôle : Serge Karamazov / Youri
Rôle : Odile Deray
Rôle : Simon Jérémi
 

Réalisateur

Date de ressortie

05/06/2019

Genre

Nationalité

Distribution

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Premier film des Nuls sorti en 1994, « la Cité de la peur » est une mise en abyme du cinéma, l’histoire tournant autour de la projection du film Red is Dead, thriller-nanard autour d’un tueur en série armé d’une faucille et d’un marteau et dont on ne verra que les dernières minutes, pendant le festival de Cannes. Comédie autour d’un thème et d’une ville peu souvent mis en avant au cinéma, la Cité de la peur aurait pu être une simple comédie familiale, drôle, qui aurait un temps trouvé son public. Et pourtant, non.

La Cité de la Peur, c’est d’abord et avant tout une ambiance proche de l’absurde : des projectionnistes pour lesquels ce boulot est la chance de leur vie et qui y croient à mort, avant d’être tués par un serial-killer reproduisant à l’identique l’accoutrement et l’armement du tueur de Red is Dead, une attachée de presse qui voit dans ces assassinats l’occasion rêvée de faire connaître son film, un commissaire qui demande à ce qu’on laisse la police faire son travail mais qui n’arrive pas à voir le message dans les 4 lettres O-D-I-L laissées par le tueur, un acteur arrivé là parce qu’il connaît l’ouvreuse et qui vomit quand il est content, et un garde du corps fils unique qui ne protège pas grand monde. La faute sans doute à Cannes, le festival, toute cette pression…

« Vous voulez pas un whisky, d’abord ? », « Prenez un chewing-gum, Émile », « Remboursez, nos invitations ! »,

Rares, pour ne pas dire inexistants, sont les films français d’aujourd’hui pouvant s’enorgueillir d’avoir marqué bien au-delà de leur année de sortie, par leurs répliques devenues cultes. Il faut en effet se tourner vers les films d’Audiard tels que « Les tontons flingueurs », pour retrouver un tel amour du public pour ces dialogues cités à tout bout de champs au détour d’une conversation. Plus récemment, citons tout de même « La Classe américaine : Le Grand Détournement », « Astérix et Obélix : mission Cléopâtre » (normal me direz-vous, puisqu’on doit son scénario à Alain Chabat), ainsi que la série « Kaamelott ».

Mais ce qui fait encore plus le charme de « La Cité de la peur », c’est le plaisir sans cesse renouvelé d’y redécouvrir la multitude de petits détails cachés par ses auteurs : du touilleur qu’Odile Deray confond avec une paille aux noms cachés dans le générique (il faut toujours regarder un film jusqu’au bout !), en passant par le nom du quotidien local.

Pour les 25 ans de la sortie du film, et sa restauration en 4K, ne boudons donc pas notre plaisir et retournons encore le voir en salle. Peut-être aurons-nous droit nous aussi à une Carioca surprise interprétée par Alain Chabat et Gérard Darmon, comme ces spectateurs chanceux qui ont eu la chance d’y assister, lors de la projection publique du film à Cannes.

Bon visionnage, dans 5-4-3-0 et après PAF ! Pastèque.

F.G.

Publié le 05/06/2019
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