Affiche du film Alien Crystal Palace
Affiche du film Alien Crystal Palace

Alien Crystal Palace

2018 97 minutes Couleur 23 janvier 2019
-12 ans

Un film de Arielle Dombasle

Un savant fou, imprégné d’ésotérisme, cherche à reformer le couple idéal de la mythologie égyptienne, Isis et Osiris : un homme et une femme qui s’aimeront d’un amour parfait. Il organise un faux tournage pour provoquer la rencontre entre Dolorès Rivers, une réalisatrice, et Nicolas Atlante, un rockeur constamment ivre, qu’il considère comme étant à la fois suffisamment différents et compatibles pour recréer ce fameux mythe...

Un savant fou, imprégné d’ésotérisme, cherche à reformer le couple idéal de la mythologie égyptienne, Isis et Osiris : un homme et une femme qui s’aimeront d’un amour parfait. Il organise un faux tournage pour provoquer la rencontre entre Dolorès Rivers, une réalisatrice, et Nicolas Atlante, un rockeur constamment ivre, qu’il considère comme étant à la fois suffisamment différents et compatibles pour recréer ce fameux mythe...

Autour du film

Alien Crystal Palace n’est pas un Objet Filmique Non Identifié mais bien, comme son nom l’indique, un Alien dans l’univers du cinéma français. Arielle Dombasle nous livre un film déjanté dont elle a le secret, ne cherchant pas à plaire au plus grand nombre, mais à réaliser le cinéma qu’elle aime, à la manière d’un Bertrand Mandico dont elle a admiré par ailleurs Les garçons sauvages.

 L’histoire mystico-fantastico-complotiste raconte la recherche par d’antiques dieux égyptiens de l’androgyne parfait façon Platon. Au-delà du scénario, deux choses marquent les spectateurs dans ce film : d’une part la musique de Nicolas Ker, prégnante pendant tout le film, qu’elle habille à la perfection, et d’autre part les décors et les costumes délirants et foisonnants, dans une esthétique rétro gothique, ou au contraire futuriste avec ces scènes improbables tournées dans un sous-marin nucléaire. Arielle Dombasle a su faire parler son entregent pour tourner avec des acteurs hors normes et voler des images (ce qui lui a valu quelques ennuis avec la police marocaine) dans un style que le cinéma guérilla ne désapprouverait pas.

Les acteurs semblent possédés par leur rôle : Nous découvrons un Jean Pierre Léaud halluciné en Horus, Nicolas Fau en inquiétant chef de secte, Théo Hakola sublime dans son rôle d’enquêteur, une Asia Argento magnifique, Arielle elle-même dans le rôle d’une réalisatrice, Dolores, dans une mise en abyme de son propre film, et surtout Nicolas Ker au naturel, égal à lui-même, ce qui veut tout dire.

Arielle Dombasle retrouve ses préoccupations récurrentes ainsi qu’elle nous l’a elle-même confié : « Je fais éternellement les mêmes films. En ce qui concerne ce que je fais, c’est toujours sur la même architecture, il y a toujours des systèmes de manipulations, les mêmes idéalités, le romantisme, et des personnages aveugles à eux-mêmes ». Elle offre ainsi aux spectateurs une œuvre marquante dont les images resteront certainement plus en mémoire que certains films bien lisses et trop propres sur eux.

L.S.

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