Nous, Tikopia

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Affiche du film Nous, Tikopia Avant les dégâts provoqués par le cyclone Zoé en 2002, la petite île mélanésienne de Tikopia était restée imperméable à l'influence des nouvelles technologies et de la culture occidentales. Depuis, l'île est dotée d'une antenne qui la relie au reste du monde et des touristes viennent régulièrement la visiter. En peu de temps cela a déjà modifié considérablement le mode de vie de ses deux mille habitants qui avaient vécu jusque-là sans argent ni électricité, comme le faisaient leurs ancêtres depuis leur implantation sur ce petit bout de terre du Pacifique il y a de cela trois millénaires...

Réalisateur

Date de sortie

07/11/2018

Nationalité

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Avant les dégâts provoqués par le cyclone Zoé en 2002 qui attirèrent sur elle les yeux de la communauté scientifique internationale, la petite île mélanésienne de Tikopia était restée imperméable à l'influence des nouvelles technologies et de la culture occidentales. Depuis, l'île est dotée d'une antenne qui la relie au reste du monde et des touristes viennent régulièrement la visiter. En peu de temps cela a déjà modifié considérablement le mode de vie de ses deux mille habitants qui avaient vécu jusque-là sans argent ni électricité, comme le faisaient leurs ancêtres depuis leur implantation sur ce petit bout de terre du Pacifique il y a de cela trois millénaires,.

   Corto Fajal, réalisateur-explorateur breton qui nous avait transmis dans son premier long métrage Jon face aux vents la vie des éleveurs de rennes du Grand Nord, a cette fois souhaité saisir un peuple à la croisée des chemins, à ce moment où il peut encore décider de trouver un développement réfléchi qui lui permettra de préserver son lieu de vie (et donc indissociablement lui-même) ou de se perdre dans une fuite en avant dévastatrice.

   Complémentaire de l'approche du chercheur américain Jared Diamond qui avait étudié le cas de l'île dans son passionnant manuel de collapsologie Effondrement, celle de Corto Fajal tient davantage du poème visuel. Inventant son propre chemin en lisière du documentaire ethnographique et du reportage journalistique, le cinéaste a ainsi tenu le pari audacieux de faire découvrir Tikopia à travers un dialogue fictif qu'entretient l'île avec son roi pour retracer son passé et s'interroger sur son avenir. Cette anthropomorphisation poétique du petit volcan habité pourrait paraître maladroitement new age dans un autre contexte, mais elle sied bien à l'animisme local, dans lequel le réalisateur voit un espoir de salut et une source d'inspiration. L'état des lieux romancé qui en résulte se révèle en tout cas riche d'enseignement, tant les problématiques éconologiques qu'affronte le microcosme tikopien sont les reflets de ceux qui concernent la planète entière.

F.L.

Publié le 21/08/2018

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