Down by Law

Down by Law

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1986
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107 minutes
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Noir et blanc
Affiche du film Down by Law Jack, proxénète à la petite semaine, et Zack, disc-jockey habitué à ne travailler que dans les radios les plus minables, se retrouvent dans la même cellule, à la suite de mésaventures plus comiques que dangereuses. D'emblée, les deux hommes ne se supportent pas. Ils en viennent aux mains lorsqu'un troisième larron est enfermée avec eux. Le nouveau venu, Roberto, un Italien qui s'aide d'un lexique pour s'exprimer en anglais, a tué un créancier d'un jet de boules de billard. D'une inébranlable jovialité et d'un dynamisme confondant, Roberto est en outre un cinéphile averti. Il puise dans ses connaissances pour planifier une évasion qui réussit parfaitement...

Casting

Rôle : Jack
 

Réalisateur

Date de ressortie

03/07/2019

Nationalité

Distribution

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Incontestablement le meilleur des six premiers films de Jim Jarmush, Down by law est celui que vous devez regarder en priorité si vous vous décidiez à n’en voir qu’un. En effet, Jarmush nous présente ici un film totalement maitrisé. Tout d’abord la bande son splendide, non seulement par la musique mais aussi par les sons d’ambiance et les bruitages très travaillés. Il y a également cette superbe photographie dans un sublime noir et blanc qui affolait déjà le spectateur dans Stranger than paradise. Le film est surtout traversé par des moments inoubliables, au premier rang desquels la « comédie musicale » "I scream. You scream. We all scream for ice cream". Down by law est enfin un films d’acteurs grâce aux interprétations de Tom Waits et John Lurie, sans oublier la prestation de Roberto Benigni dans l’un de ses meilleurs rôles au cinéma.

Et tout cela se complète à merveille pour forger un film drôle et enlevé malgré les thématiques jarmuschiennes habituelles qui ne sont pas forcément comiques : parcours de loosers, nostalgie, ironie décapante qui mettent en exergue l’ennui et la tristesse de la vie quotidienne à laquelle il est difficile d’échapper.

L’intrigue n’est finalement que secondaire au vu des personnages et des décors. Surtout que, comme dans la plupart des autres films de Jarmusch, elle tourne un peu en rond. Ce qui est logique ici vu que les personnages sont enfermés dans une cellule. Pour autant, malgré la liberté retrouvée, on ne verra jamais la différence entre les conditions de vie des protagonistes entre le début et la fin de film. Car la vie est ailleurs, elle est dans la poésie dont nous pouvons revêtir notre quotidien, si tant est que nous en ayons la volonté. Il vous suffit donc d’acheter son billet pour entrer dans la salle de projection et de (re)voir Down by law, un vrai plaisir de cinéphile.

L.S.

Publié le 02/07/2019
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