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La critique de L. Schérer

Premier film d’une cruauté saisissante, Les poings dans les poches, selon les propres dires de Marco Bellocchio, porte déjà en germe tout son cinéma, « celui de la cellule familiale, du foyer, dont on veut s'échapper, que l'on cherche à détruire, mais auquel on revient toujours. » Dès les premières scènes, le réalisateur filme les rapports de force présents dans la famille hyper-hiérarchisée qu’il met en scène. En l’absence de père, le frère aîné joue le rôle de patriarche. Il donne les ordres, prend les décisions et va même jusqu’à convoquer les différents membres de la famille dans son bureau pour des entretiens particuliers de recadrage. Les femmes et le benjamin se laissent dominer. En revanche, le frère cadet, instable, épileptique, entretient vis-à-vis de son aîné des rapports ambivalents : il prétend vouloir l’aider en lui permettant d’être libre, mais veut manifestement surtout prendre sa place. Subissant violemment le dégoût des origines qui fait se sentir indigne d’être soi, il reproduit la violence qu’il subit sur plus faible que lui : il abuse de méchanceté gratuite avec son benjamin, déficient mental, ou avec un enfant qu’il chaperonne dans ses études. Cela ne suffit pourtant pas à soulager sa frustration. Il est alors entraîné dans la spirale infernale d’une destruction qui, touchant les liens du sang, est aussi paradoxalement en partie auto-destruction.

Implacablement, Marco Bellocchio dissèque la famille, montre toutes les pulsions négatives qu’elle fait fermenter en son sein et qui entraînent son inexorable décomposition. La noirceur de son regard est renforcée par son ironie morbide. Après avoir moult fois filmé la froideur de la mère, dont le seul intérêt connu est la rubrique nécrologique, incapable de répondre autre chose à son fils qui vient pleurer dans ses bras qu’un détaché : « Tu veux un bonbon ? », il fait dire au prêtre qui officie pour son enterrement un très convenu : « La mère est la plus aimante », taclant ainsi subtilement l’hypocrisie de la bourgeoisie catholique. De même, lorsque les deux jeunes sont momentanément ivres d’être débarrassés de père et mère et qu’ils jettent toutes les traces du passé par la fenêtre, l’aîné les empêche de brûler les journaux « Pro Famiglia » qu’il pense revendre à bon prix ! Le réalisateur touche au tragique lorsqu’il montre qu’aucune libération n’est possible. Les différents personnages semblent tous être des pantins qui voient le pire arriver et l’attendent pourtant sagement. Au lieu de tuer le père symboliquement comme il le faudrait idéalement en se débarrassant des attitudes virilistes, le cadet opère juste une translation de la domination. Une fois qu’il a évincé son rival, au lieu d’agir selon une éthique alternative, il tente de se conformer au jeu social (fréquenter les prostituées, danser au bal…) comme celui-ci le faisait et interdit à son subalterne de faire la même chose, comme son supérieur l’avait fait avec lui jadis, simplement pour conserver le petit pouvoir qu’il a obtenu. En donnant à voir ce mécanisme, Marco Bellocchio nous livre une première réflexion détonante sur l’origine et le devenir de la violence.

F.L.

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La critique de L. Schérer

Voilà un joli petit film qui réussit à saisir à la fois le plus quotidien et le plus essentiel, en montrant comment le plus essentiel est contenu dans le plus quotidien. Solitaire et surendetté, Sentaro travaille dur sans relâche et sans aucune étincelle d’espoir comme vendeur de dorayakis, pâtisseries japonaises fourrées pâte de haricots rouges. Depuis son passage en prison, il courbe la tête, éternel pénitent. Un jour, une vieille dame douce et rieuse, Tokue, le supplie de l’employer. Alors qu’il utilisait des bases alimentaires préfabriquées, elle l’initie à la confection d’une incomparablement plus savoureuse préparation maison. Son travail dénué de sens devient alors véritable artisanat, beaucoup plus demandeur en temps et en don de soi, mais aussi beaucoup plus gratifiant. Atteinte de la lèpre dans les années 50, Tokue a été mise en quarantaine à la fleur de l’âge. De cette réclusion subie, elle a tiré un farouche amour de la liberté, qui lui a appris à tirer satisfaction des petites joies accessibles même aux existences les plus misérables : regarder, écouter et respecter la beauté du monde. Sentaro et Tokue vont s’attacher l’un à l’autre, malgré la différence d’âge et en dépit de la méfiance initiale. A la faveur d’une confession sur magnétophone, l’un va pouvoir dévoiler ses sentiments et l’autre les recevoir sans que leur pudeur ne soit brusquée.

Naomi Kawase prend le temps de filmer l’application au travail, les silences, le passage des saisons, tout ce à quoi Sentaro apprend à devenir attentif. Comme les cerisiers refleurissent tous les printemps, elle montre comment la lumière peut renaître dans l’esprit le plus encombré à condition qu’un passeur lui apprenne à porter un regard bienveillant sur ce qui l’entoure et sur lui-même. Lumineux, dépourvu de nostalgie, porté par une bande originale cristalline, son film semble touché par la grâce. 

F.L.

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La critique de L. Schérer

Dans le Chili de Pinochet, les services secrets disposaient d’un lieu retiré au milieu de la forêt du sud du pays où torturer et faire disparaître les opposants politiques, la Colonia Dignidad. La retraite spirituelle d’une communauté protestante ascétique servait de couverture à ce lieu stratégique. Cette secte retranchée derrière des barbelés était dirigée par Paul Schäfer, ancien nazi reconverti en apôtre zélé du protestantisme. Autoritaire et pervers, il usait de son charisme pour asservir hommes, femmes et enfants, qu’il maintenait séparés pour mieux assurer son emprise en empêchant toute contre-appartenance conjugale ou familiale. Pédophile et misogyne, il abusait les jeunes garçons dont il faisait des enfants de chœur dociles et humiliait publiquement les femmes au moindre écart de conduite en prétextant les laver ainsi de leurs péchés et les rapprocher du Seigneur.

Lorsque son petit ami y est déporté pour avoir pris des photographies compromettantes, Lena décide de s’enrôler dans la secte dans l’espoir de le retrouver alors même qu’elle sait que toute entrée est définitive.

A l’aide d’une bande son où chaque crissement de porte est accentué, Florian Gallenberger retranscrit bien le qui-vive permanent dans lequel étaient maintenus les membres de la communauté. Son film bénéficie également d’un casting particulièrement heureux. Les deux grands méchants du film, interprétés par Richenda Carey et Michael Nygvist, font vraiment froid dans le dos. Les deux acteurs jouent très bien l’aller-retour entre séduction mielleuse et extrême sadisme dont usent leurs personnages pour insécuriser leurs ouailles. Face à eux, le regard pénétrant d’Emma Watson et la douceur entêtée de Daniel Brülh donnent de la consistance à leur résistance rusée. Le devoir de mémoire est dignement accompli.

F.L.

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Olga est une jeune fille que les violences qu’elle a subies dans l’enfance ont endurcie jusqu’à la misanthropie. Le regard méfiant et farouche, les épaules rentrées, elle aborde le monde sur la défensive. Taiseuse, elle est incapable de créer une véritable relation, même avec ses rares amantes. Se considérant victime de la société, rejetée partout où elle tente de s’insérer pour sa bizarrerie et son homosexualité, elle se radicalise pour se venger de tous les hommes.

Le noir et blanc donne à Moi, Olga une dimension atemporelle, et en même temps, le thème résonne tristement avec notre actualité brûlante. Le film élude l’enfance traumatique d’Olga pour se focaliser sur ses conséquences lors de l’adolescence, au moment charnière où elle doit choisir de vivre ou de mourir. On la voit perdre souvent et reprendre quelquefois espoir. Les médecins la diagnostiquent schizophrène, ce qui à ses yeux n’est qu’une tentative de disqualifier sa lucidité. Avec détermination, elle revendique au contraire de faire sciemment de sa mort un acte utile à la cause des souffre-douleurs. La fascination du film repose en grande partie sur le charisme de sa jeune interprète principale, Michalina Olszanska, qui, avec ses faux airs de Scarlett Johansson et son regard intense, donne une vraie consistance à Olga, grande héroïne tragique.

F.L.

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Ma révolution est l’histoire du printemps tunisien vécu depuis Barbès par Marwann, adolescent français d’origine tunisienne, qui comprend rapidement l’accroissement de charisme érotique qu’il peut escompter d’un engagement politique. Les différents membres de sa famille sont porteurs de points de vue différents sur la révolution de jasmin. Le grand-père se pourlèche les babines à l’idée de la libération des femmes, la mère veut retourner sur la terre qui l’a vue naître pour vivre de l’intérieur ce moment historique, le père ne se sent pas concerné, et lui-même s’implique dans les manifestations de soutien dans le but premier de plaire à la jolie Sygrid. Loin de toute entreprise de mythification, Ramzi Ben Sliman privilégie la pluralité des points de vue et le réalisme. Le réalisateur filme les manières et le langage encore grossiers des adolescents sans tomber dans la caricature ou la vulgarité gratuite. Il a la chance de pouvoir compter sur deux têtes d’affiche charismatiques : Anamaria Vartolomei, qui avec ses beaux yeux bleus et ses fossettes excelle dans les mines friponnes, et surtout Samuel Vincent, dont l’ingénuité est très touchante. Résolu à faire un film qui procure de la joie, Ramzi Ben Sliman le parsème de séquences où les personnages se laissent tout d’un coup habiter par les vibrations d’un jazz pétillant. Son humour tendre est également présent à travers son utilisation fine du comique de caractère et ses nombreux clins d’œil cinéphiles. Pour lui, et il l’illustre talentueusement, la révolution est d’abord un grand moment romantique.

F.L.

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Sans fureur et sans fracas, Kelly Reichardt filme quatre femmes ordinaires (Laura Dern, Michelle Williams, Kristen Stewart, Lily Gladstone), et leur vie telle qu’elle va dans les milieux modestes de l’Amérique profonde. Sans discours appuyé, la réalisatrice montre que, quoi qu’elles fassent, ces femmes doivent en faire deux fois plus que les hommes pour obtenir le même degré de respectabilité. À travers ces quatre portraits de femmes humblement battantes, Kelly Reichardt tisse discrètement une ode à la délicatesse, au sourire, au petit geste humain que ses personnages ne négligent pas, et dans lesquels les hommes qui les entourent ont tôt fait de voir un sentimentalisme dérisoire, gestes qui pourtant font tout le sel des relations humaines. Ce faisant, elle signe un film sobre, en demi-teinte, porteur d’une mélancolie sourde et d’une discrète élégance.

F.L.

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A vingt-cinq ans, pour continuer à peindre et échapper au destin de gouvernante ou d’institutrice que lui promet son statut de femme, Paula Becker (Carla Juri, confondante de naturel) épouse un confrère artiste, Otto Modersohn (Albrecht Abraham Schuch). Ce mari libéral la décharge de toute obligation domestique pour qu’elle puisse s’adonner à loisir à sa passion. Pendant cinq ans, elle a ainsi le temps de développer son style propre, raillé des philistins allemands mais admiré de son ami Rilke qui l’encourage à venir profiter de la bohème française. Peu épanouie auprès d’un mari trop chaste à son goût, elle rejoint le couple Rilke à Paris pour jouir d’encore davantage de liberté.

Ce qui convainc en premier lieu dans Paula, c’est la beauté de la photographie picturale de Frank Lamm, qui rend le film parfaitement en phase avec son sujet. Au-delà de sa magnificence formelle, le film de Christian Schwochow réussit ensuite à montrer de façon poignante la condition des femmes au début du siècle dernier, d’un point de vue plus biologique que politique. Paula, bien qu’elle ait la chance d’avoir un mari riche et éclairé, est en effet condamnée par son sexe, en ces temps où la médecine et la contraception ne sont pas encore assez développées, à choisir entre la création et la procréation. Enfin, et malgré cette problématique, bien loin de ternir l’image des relations charnelles à l’avantage de la peinture, la valeur ajoutée du film est l’élégance et l’originalité de ses scènes d’amour. En lieu et place des habituelles premières fois maladroites en missionnaire que le cinéma nous ressert ad nauseam, Christian Schwochow filme les excellents Carla Juri et Albrecht Abraham Schuch d’autant plus touchants dans leurs tâtonnements sensuels qu’ils sont dénués de la coquetterie endimanchée que ne peuvent s’empêcher d’avoir la majorité des acteurs à partir du moment où ils interprètent des amants et que le diktat de la beauté s’impose alors à eux plus ou moins consciemment. Tout cela concourt à former un film délicieux à tous points de vue.

F.L.

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A New York, de jeunes êtres frais émoulus des grandes universités américaines tentent de s’insérer sur le marché professionnel et préparer leur avenir matrimonial. Le soir, ils se rejoignent au Club où ils se tournent autour tout en échangeant sur la vie, l’amour et la morale des dessins animés. Le film se fonde notamment sur une opposition entre Alice, femme de tête, à qui il est reproché de repousser les hommes faute de ne pas déguiser son esprit critique, et Charlotte, demi-mondaine, qui joue la carte de la futilité pour séduire. Pour incarner ses deux héroïnes, Whit Stillman a choisi des actrices complémentaires : Kate Beckinsale est une une machine à reparties fulgurantes, tandis que Chloë Sevigny exprime une palette de réactions nuancées sur son visage qu’il peut filmer longuement. Les deux ont la trempe suffisante pour incarner des jeunes femmes qui ne s’en laissent pas conter par les hommes. Face à elles, ceux-ci paraissent bien falots, et leur désemparement devant les avancées du féminisme n’est pas le moindre des effets comiques.

Grand nostalgique des années disco et de la vie de groupe qu’elle encourageait, Stillman reconstitue leur ambiance « musicale et sociale ». Cela confère au film un décor chatoyant et une B.O. dynamique. En dehors de ces éléments sympathiques, le film vaut aussi et surtout pour la qualité des dialogues, pleins d’esprit et de férocité. A travers eux, le réalisateur dessine un portrait réaliste et touchant de jeunes new-yorkais « urbains et professionnels » tiraillés entre l’envie de suivre leurs valeurs profondes et le désir de gagner en popularité dans le groupe pour se rassurer face à la peur de la solitude. Il s’amuse à faire subir à chacun de ses personnages une expérience initiatique qui l’oblige à mettre ses théories à l’épreuve de la réalité, notamment en matière de liberté sexuelle. Néanmoins, bonhomme avant tout, il réserve à tous un happy end, clôturant sur une touche d’optimisme sa comédie de qualité. 

F.L.

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La critique de L. Schérer

Le visionnage du Lendemain donne l’envie de pasticher Sartre et de dire : « La prison, c’est les autres. » En effet, quand il quitte réintègre la vie civile après deux ans d’incarcération, John ne fait que troquer une prison contre une autre, plus infernale. Le réalisateur suédois Magnus von Horn, dont c’est le premier film, rend manifeste cette continuité de l’enfermement en filmant régulièrement ses personnages derrière des vitres. Ces cloisons figurent bien les barrières que les braves gens érigent d’emblée contre cet adolescent criminel pour le rejeter hors de l’humanité au moment où ils auraient dû s’efforcer de l’y inclure à nouveau.

Depuis quelques années a émergé au Canada une démarche dite de ‘’justice réparatrice’’ consistant à faire se rencontrer criminels et victimes. Son but premier est de limiter la récidive en faisant réaliser concrètement aux auteurs de violences les lourdes conséquences de leurs actes sur la vie de vraies personnes qu’ils peuvent regarder dans les yeux. Contrairement à ce qu’on pourrait craindre, cette rencontre n’alimente pas le ressentiment. Dans la plupart des cas, elle a plutôt un effet apaisant sur la famille. Là où l’imagination créait des monstres, la confrontation à la réalité offre des éléments de compréhension auxquels l’esprit peut s’accrocher pour construire du sens.

Dans Le lendemain, ce recours salvateur à l’échange verbal fait défaut. Le père de John, qui l’élève seul, ne communique avec lui que pour le rappeler à l’ordre. La bienveillance du prof principal qui l’introduit dans sa nouvelle classe est immédiatement battue en brèche par un élève qui le menace sans même se retourner vers lui. Aucun travail d’élaboration psychique ne semble avoir été fait non plus du côté de la mère et des anciens camarades de la victime qui, piégés dans l’affect pur, ne sont capables de réagir au retour de son assassin que par les poings. Une discussion en face-à-face finira par avoir lieu, mais trop tard, lorsque l’escalade de la violence se sera déjà déchaînée contre John, et que son insoutenable monstruosité physique ajoutée à sa monstruosité morale provoqueront son ostracisation définitive.

Pour incarner cet adolescent diabolisé, Magnus von Horn a intelligemment choisi un acteur au visage angélique (Ulrik Munther). Loin des clichés, il ne fait pas de John une boule de nerfs incontrôlable, mais un jeune homme sur le retrait, presque doux. Il a aussi l’élégance de ne pas user de sadisme envers son spectateur, qu’il maintient toujours à distance des combats. L’absence de musique concourt également à réduire le pathos au minimum. Cette sobriété générale donne toute leur force aux seules images dérangeantes, point d’orgue du film : celles du visage tuméfié de John, qui cristallise toute la bêtise de la loi du Talion. Le maquillage rouge appuyé autour des yeux et de la commissure des lèvres évoque la figure du Joker, comme une manière de nous forcer à nous interroger sur son futur. Quelles sont les chances pour qu’un adolescent paria ne devienne pas un adulte antisocial 

F.L.

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La critique de L. Schérer

Hana et Alice mènent l’enquête possède deux grands éléments de séduction. Le premier est une jolie stylisation de la coloration. Sur chaque image, un halo rouge et un halo bleu nimbent une partie opposée de l’écran dans des jeux de lumière qui font triompher alternativement l’une ou l’autre des tonalités. Le second est l’originalité du scénario dont le point de départ est … une attaque anaphylactique ! Cet adjectif improbable (sur lequel, rassurez-vous, ce manga atypique finit par lever le voile) est utilisé pour ses consonances cryptiques comme support d’incantations lors de séances d’exorcisme tout à fait cocasses autour du bureau de la pauvre victime, dom-juan dont s’est vengée l’une de ses amoureuses éconduites. Nouvelle au lycée, Tetsuko est intriguée par l’ambiance mystérieuse qu’elle y découvre. En essayant de tirer les choses au clair, elle rencontre la jeune fille ayant commanditée l’attaque qui, rongée par la culpabilité, la charge de découvrir si l’élu de son cœur y a succombé ou non. L’enquête qui suit semble être inspirée de l’adage « Atteindre le but, c’est manquer tout le reste ». Les erreurs d’appréciation de Tetsuko lui font poursuivre les mauvaises personnes, le résultat de l’enquête est décevant, mais peu importe puisqu’elle aura permis une jolie rencontre intergénérationnelle et surtout la naissance d’une amitié.

F.L.

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