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La critique de madwill

Régis a grandi à Forbach, petite ville de Moselle historiquement marquée par son annexion à l’Allemagne entre les deux guerres mondiales, où le souvenir de l’occupation nazie a longtemps détourné les habitants du choix de l’extrême droite mais où l’on note pourtant depuis quelques années une recrudescence du vote nationaliste. Prospère au temps des houillères, la ville périclite depuis avec un taux de chômage extrêmement élevé. Les habitants y vivent donc pour la plupart sans revenus et se replient chez eux pour sauver ce qu’ils peuvent sauver. Comme nombre des enfants ayant grandi à Forbach, Régis a fui dès qu’il l’a pu pour se construire ailleurs. Gardant tout de même un pied dans la ville où habitent toujours ses parents, il observe son évolution. Armé de sa curiosité, il interroge alors ceux qui sont restés sur la mémoire du passé germanique de la ville, sur les transformations qu’ils constatent, sur leur vie citoyenne…

En racontant ses souvenirs et en s’interrogeant en voix off, Régis Sauder nous invite à réfléchir de l’autre côté de l’écran à ce que nous avons laissé derrière nous, ce qui nous fait honte, ce que l’on regrette, aussi. En essayant de comprendre grâce au témoignage des habitants comment peut se développer la peur de l’autre et le repli nationaliste, le documentariste prolonge le cheminement réflexif tracé avant lui par le chercheur Didier Éribon dans son esquisse de socio-analyse Retour à Reims, ouvrage dont l’esprit plane sur Retour à Forbach bien au-delà du titre.

F.L.

L'interview de Régis Sauder par Florine Le Bris : http://chacuncherchesonfilm.fr/actualites/82-retour-a-forbach-interview-audio-avec-regis-sauder

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La critique de L. Schérer

« De la musique avant toute chose. » Ce vers de Verlaine s’appliquant à la poésie pourrait tout aussi bien convenir au nouveau documentaire de Jean Stéphane Bron.

Le réalisateur de L’opéra ne s’attache pas à nous montrer les coulisses d’un spectacle particulier, cela a déjà été fait, mais il cherche à raconter cette vie en musique. Il nous donne à voir, le temps d’une saison, l’ensemble des activités de la société que constitue l’opéra. Nous sommes donc happés par les sacs et ressacs qui agitent les personnes qui y travaillent, le réalisateur montrant l’élan permanent des gens vers leurs idéaux. Ce faisant, Jean Stéphane Bron réussit un opéra dans l’opéra, en alliant la danse, le chant, la chorégraphie et tous les arts qui s’exposent ainsi dans différents tableaux.

D’autre part, il ne se borne pas à la vie artistique. En suivant le directeur, nous assistons aussi à la gestion administrative du lieu et à ses conflits, menaces de grève, diminution des budgets et augmentation des exigences de résultats. La société qui y vit est loin d’être à l’abri des contingences extérieures et des contraintes liées à la politique culturelle du moment.

Cependant, le plus fort reste la musique, car nous vibrons au chant de l’extraordinaire baryton, qui crève l’écran et qui sert de fil conducteur au film, Micha, jeune prodige russe.

Pour ne rien gâter, le réalisateur nous fait profiter de moments drôles, quand par exemple les interprètes de Moïse et Aaron s’inquiètent pour leur sécurité aux côtés d’un taureau sur la scène.

Grâce à la maîtrise technique que lui ont conférée ses précédents films eux aussi très réussis (L’expérience Blocher, Cleveland contre Wall Street), Jean Stéphane Bron nous permet de nous glisser dans l’intimité de l’institution pour le plus grand bonheur de ceux qui lui sont déjà acquis comme de ceux, gageons-le, qui n’y sont jamais allés.

L.S.

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La critique de L. Schérer

Tapis rouge raconte l’aventure d’un groupe de jeunes d’un quartier de Lausanne (oui, en Suisse aussi il y a des quartiers avec des jeunes défavorisés) qui décident d’écrire un scénario et d’aller à Cannes rencontrer des producteurs pour leur présenter leur projet de film. Nous suivons alors le groupe dans son voyage entre Lausanne et Cannes, trajet agrémenté de quelques pauses culturelles imposées par l’institution qui finance leur périple, puis à son arrivée à Cannes.

À lire le synopsis on craint le pire. Encore un film sur les banlieues et/ou encore un film où deux milieux sociaux se rencontrent alors qu’ils n’auraient jamais dû, provoquant des situations improbables et pas forcément drôles.

Finalement non, le film se révèle très juste, dynamique, avec des jeunes dont les comportements parfois primaires ou grégaires ne sont en rien occultés, et avec leur éducateur qui n’est absolument pas dépeint en MacGyver du social, en deus ex machina qui arrangerait tout par sa seule aura. Au contraire, les deux réalisateurs choisissent de montrer un être humain faillible et maladroit malgré toute sa bonne volonté. Le volontarisme débonnaire est peut-être d’ailleurs ce qui caractérise le mieux le film et le rend si attachant. On a beau s’arracher les cheveux devant la naïveté dont font parfois preuve les protagonistes, les réalisateurs ne font preuve d’aucun misérabilisme et ne donnent aucune leçon. Jamais ils ne se moquent de leurs personnages, et jamais ils ne les prennent de haut.

Après le documentaire, nous pouvons visionner le court métrage réalisé par les jeunes à partir de leur scénario. Surprise du chef ! Le film est loin d’être une réussite technique et reprend les clichés les plus usés du western, mais il fait preuve d’une audace rafraîchissante, notamment lorsqu’il déploie une atmosphère surréaliste qui nous renvoie au cinéma de Buñuel, au cinéma expérimental des origines, grâce auquel ces jeunes dont c’est la première expérience de réalisation racontent leur histoire en s’affranchissant des contraintes des normes cinématographiques contemporaines.

Après avoir vu ces films qui laissent une bonne place à la spontanéité et à l’invention,

il n’y a pas lieu d’être blasé en pensant « qu’on a déjà tout vu ».

L.S.

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La critique de madwill

L’écrivain argentin vivant en Espagne Daniel Mantovani (Oscar Martínez, récompensé d’un lion d’or lors de la 73è Mostra de Venise), qui vient d’obtenir le prix Nobel de littérature, est noyé sous les sollicitations. Bien que la chose le rebute d’abord, il accepte l’invitation de son village natal à recevoir la distinction de « citoyen d’honneur » de l’humble bourgade où il n’a pas remis les pieds depuis quarante ans.

Citoyen d’honneur, sacré meilleur film ibérico-américain aux Goyas, trouble d’abord par son esthétique un peu froide de docufiction. On ne sait pas dans quoi on se laisse embarquer, on suit les faits et gestes d’un personnage peu sympathique et il ne se passe pas grand-chose d’intéressant. Pourtant, à mesure que le séjour du prix Nobel se déroule, l’atmosphère de tranquillité et de bonhomie du début du film cède la place à une ambiguïté croissante. La matière à cinéma pour nous et à écriture pour lui devient foisonnante à mesure que la brutalité latente des habitants de l’Argentine profonde se révèle, venant rappeler à l’écrivain urbanisé pourquoi il s’en était jusqu’alors résolument maintenu éloigné.

Une fois passée la comédie des apparences à laquelle donne lieu la remise du titre de « citoyen d’honneur », et alors que les masques tombent, l’écrivain - qui a fait des « comportements abjects » qu’il a pu y observer pendant son enfance le substrat de ses livres et donc de son succès critique et financier est contraint de sortir de sa zone de confort pour affronter les critiques, défi que sa lucidité cynique lui permet de relever avec flegme.

Sous ses airs initialement anodins, légèrement potaches, Citoyen d’honneur progresse en fait vers toujours plus de férocité. Cherchant à repousser les limites du cinéma de fiction, les deux réalisateurs font allègrement évoluer leur film en multipliant les genres. Superposant à ce jeu une réflexion sur les frontières entre réalité et fiction en littérature en particulier et en art en général, ils s’amusent donc à transposer cinématographiquement tour à tout le genre épique, pittoresque, puis carrément le polar, avec une évolution en crescendo qui nous fait passer de la comédie bon enfant au tragique règlement de compte assorti d'une réflexion des plus noires sur la condition humaine. Au final, de ce pari ambitieux naît un film inclassable, délicieusement complexe, qu’il s’agisse de ses personnages ou du caractère polémique de ses saillies sur la culture. Réjouissant !

F.L.

L'interview de Gastón Duprat par Florine Le Bris : http://chacuncherchesonfilm.fr/actualites/15-citoyen-dhonneur-linterview-de-gaston-duprat

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La critique de L. Schérer

Faire un film sur un abattoir, dans un abattoir, pour mettre en lumière le traitement des animaux et la manière dont il peut rejaillir sur l’homme, ressemble fortement à une gageure. De qui parler, comment montrer et surtout que dire ? Les écueils sont nombreux, à commencer par la multiplication sur les réseaux sociaux des vidéos militantes de l’association L-214 qui sont régulièrement venues frapper l’actualité. Gorge Cœur Ventre s’inscrit dans un certain cadre contextuel militant qu’il est difficile d’ignorer. Dès lors la question de la démarche de Maud Alpi se posait : pourquoi choisir le cinéma et, qui plus est, pourquoi utiliser la fiction ?

Et c’est précisément sur ce point que le film touche au but, réussissant sans trébucher un parcours parfait avec à une cohérence sur le fond et sur la forme qui laisse pantois. Cette osmose entre la mise en scène et la réflexion qu’elle porte fait de Gorge Cœur Ventre un film radical d’une justesse rarement atteinte. En évitant un militantisme trop marqué qui peut à priori rebuter, Maud Alpi propose une véritable réflexion pour le spectateur acquis ou non à la cause et ce sans jamais verser dans le trash, le pathétique ou la démarche didactique. 

Grâce à la photo de Jonathan Ricquebourg, qui a, entre autres, signé l’image de Mange tes morts de Jean-Charles Hue ou plus récemment de La Mort de Louis XIV d’Albert Serra, et soutenue par une bande sonore très immersive mais dénuée d’artifice, la réalisatrice propose une expérience sensorielle et organique qui emprunte aux ambiances de films de genre pour mieux souligner la nature des rapports et les enjeux qui se jouent dans ce lieu. L’abattoir devient un personnage à part entière.

À « l’intérieur » nous suivons Thomas, chargé de faire avancer les bêtes dans l’abattoir jusqu’au lieu de leur exécution. Accompagné de son chien, et parfois de son collègue Joachim, il effectue jour après jour sa besogne de soutier sous le regard inquiet de son animal de compagnie. Le film travaille la frontière. Celle qui sépare l’abattoir du monde extérieur, le travail de Thomas de son quotidien, l’homme de l’animal et ces ruptures sont le moteur du récit. Le film agit par contraste. Pourtant, nous n’en saurons pas beaucoup plus sur ce personnage taciturne interprété par Virgile Hanrot, Maud Alpi ayant l’intelligence de ne pas le caractériser à outrance. Il n’est pas particulièrement sympathique ou antipathique et seul compte ces instants en dehors, où il semble recouvrir un semblant d’humanité au contact de son chien. Cette relation qui les anime est sincère mais cruellement paradoxale puisqu’elle met en lumière cette différence de traitement entre les animaux de compagnie et de boucherie. Sitôt revenu au travail, on peine alors à comprendre cette schizophrénie. La maitrise de l’ambiance est totale et rarement on a pu être plongé avec autant d’acuité dans cette atmosphère si particulière où l’angoisse des bêtes se heurte à l’apparente insensibilité de Thomas. La puissance du film est d’ailleurs toute entière dans cette volonté de ne pas montrer d’images trash ou gore, à l’exception de deux séquences qui pourraient marquer les esprits, mais de travailler plutôt cette sensation sourde et dérangeante d’où émerge une peur presque palpable entre les bêtes qui semblent parfaitement comprendre leur destin. Ou peut-être est-ce le spectateur qui projette ce qu’il ressent ? Qu’importe. Le résultat est là : le spectateur ressent l’angoisse. L’absence de dialogue, les mouvements désincarnés finissent par laisser éclater une vérité bien sombre : l’abattoir dévore autant les animaux que l’humanité de ceux qui la font fonctionner et seule une action radicale permettra d’y mettre fin.

Édifiant.

T.K.

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La critique de F. L.

Staline (Gérard Depardieu) veut expérimenter la technique par laquelle « ce charlatan de Freud » réussit à extorquer aux bourgeois leurs secrets les plus intimes. Il demande à sa maîtresse Lidia (Emmanuelle Seigner) de l’aider à analyser ses rêves. Staline n’étant pas prêt à affronter la vérité, elle se sait condamnée à court terme. Elle en profite pour inciter un peintre officiel (Paul Hamy) à ne pas sacrifier son âme au service du pouvoir.

« Devant moi les volutes d’un brouillard épais, derrière moi une cage vide ». A la reconstitution historique pompière, Fanny Ardant a préféré la restitution de l’atmosphère onirique de ces vers du poète russe dissident Ossip Mandelstam. Grâce à sa mise en scène symbolique, elle vise à approcher la vérité de l’archétype. Les acteurs ne sont donc nullement grimés de façon à ressembler à la personne réelle qu’ils incarnent. Quant aux décors, ils sont dépouillés de fioritures inutiles, ce qui nous permet de nous concentrer sur quelques motifs récurrents. Lac, miroir, conte, rêves, sont ainsi autant de surfaces de réflexion dans lesquelles les personnages peuvent chercher à mieux se connaître eux-mêmes. Au-delà de sa forme intéressante et en parfaite adéquation avec son fond, Le divan de Staline est aussi un délice littéraire. Les dialogues très écrits sont rendus tout à fait naturels par la grâce du jeu des acteurs, tous excellents. Le plaisir de voir les acteurs confirmés que sont Gérard Depardieu et Emmanuelle Seigner interpréter un très bon texte se double de celui de découvrir des acteurs plus rares défendre des seconds rôles intéressants. Luna Picoli-Truffaut campe ainsi une troublante femme de chambre, tandis que Xavier Maly confère au secrétaire particulier de Staline une intelligence narquoise particulièrement convaincante. En somme, son esthétique symbolique et sa théâtralité assumée font du Divan de Staline une réflexion sur l’art des plus stylisées.

F.L.

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La critique de F. L.

Laura, jeune étudiante en psychologie, est très populaire. Elle ne sait plus où donner de la tête entre ses colocataires, son petit ami, et surtout ses centaines d’amis Facebook. Marina, qui n’en a aucun, lui envoie une « friend request ». Attirée par la beauté gothique des publications de la jeune marginale, Laura l’accepte. Elle ne se doute pas qu’elle vient d’ouvrir une boîte de Pandore…

Friend request recycle tous les codes du thriller en une sorte de pastiche virtuose où les habituelles possessions et autres courses poursuites macabres en forêt sont enrichies d’une esthétique burtonienne. Bien dosé, le gore n’apparaît que ponctuellement dans un film où tout le reste (l’actrice principale, les cadrages, les séquences oniriques arty) ravit la vue. L’exercice de style se double d’une satire de nos sociétés où la mise en scène de soi qu’exigent les réseaux sociaux conduit à une exacerbation de la pulsion scopique et des frustrations narcissiques. Le pire cauchemar de l’héroïne devient alors l’impossibilité de supprimer son compte Facebook et le miroir incantatoire moderne de la sorcière qui la poursuit, son écran d’ordinateur ! Tous ces éléments combinés font de Friend request une synthèse étonnante de l’imaginaire de notre époque, quasiment un document anthropologique.

F.L.

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La critique de F. L.

Le 16 mai 1966, « dans des circonstances obscures », Yves Mathieu décédait des suites d’un accident de la circulation. Pourquoi avait-on intérêt à tuer cet homme ? Sa fille nous fait partager les recherches qu’elle a menées afin de répondre à cette question. A travers le portrait qu’en brossent ceux qui l’ont connu durant ses périodes d’activisme, on découvre ou on revisite un pan méconnu de l’Histoire algérienne, celui des années du président Ben Bella et de l’autogestion, condamnées à l’amnésie collective après le coup d’Etat de 1965. Avocat du FLN, Yves Mathieu a également œuvré pour la réappropriation des biens vacants et l’instauration de comités de gestion. Le documentaire de Viviane Candas sort de l’oubli ces expériences ambitieuses du temps où ouvriers et paysans algériens tentaient de s’unir. De quoi donner du grain à moudre à la jeune génération qui n’a pas encore fait sa révolution.

F.L.

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La critique de Vénérable Jean Michel

Péchant par cupidité, un meunier livre sa fille au Diable en échange de tout l’or du monde. Celui-ci ne réussit pourtant jamais à corrompre la jeune fille, trop pure pour être touchée par des mains sataniques, trop éprise de liberté pour se résigner à la servitude. Si la jeune fille perd ses mains dans la bataille, elle ne perd jamais son intégrité morale. Ne pouvant plus compter que sur elle-même, elle trace alors son propre chemin à la force de ses moignons.

Inspiré d’un conte des frères Grimm, La jeune fille sans mains ne débouche sur la lumière qu’après maintes épreuves cruelles. Cela n’empêche pas Sébastien Laudenbach de nous illuminer graphiquement du premier au dernier plan, qu’il a intégralement peints à la main, dans un style proche de l’estampe, tout en contours et suggestions de formes. Cette inspiration orientale se ressent également dans l’animisme de son univers. Les esprits bienveillants et malveillants que l’héroïne croise sur sa route s’incarnent ou se métamorphosent en éléments naturels. Pour s’en sortir dans un univers où les hommes l’ont trahie, c’est aussi dans la nature, généreusement féconde, qu’elle trouve son salut. Un apologue plein de justesse et d’une beauté formelle ébouriffante.

F.L.

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La critique de F. L.

Hélène, jeune autiste, a une conscience peu développée de ses limites corporelles. Son rapport au monde est donc très différent du nôtre, proche du sentiment océanique qu’atteignent certains mystiques témoignant que tout est Un. Le langage oral ne lui est pas accessible. Depuis des années, sa mère travaille sa psychomotricité pour l’amener pas à pas vers la communication verbale. Grâce à une boîte à lettres, elle a déjà permis à sa fille de s’exprimer par écrit. Sans avoir jamais appris à lire et à écrire à l’école, Hélène révèle un talent littéraire indubitable qui lui permet même de publier plusieurs essais et pièces de théâtre. Avec « l’œil goguenard de sa caméra », Julie Bertuccelli a filmé Hélène lors de la période où l’un de ses livres était porté au théâtre par Pierre Meunier. Il en ressort le portrait d’une artiste atypique dont le décalage entre ce que son comportement laisse transparaître et la réalité de son monde intérieur fascine. On est vite pendu non pas aux lèvres mais aux doigts d’Hélène qui manipulent les lettres pour former les mots qu’on essaie de deviner et qui arrivent toujours à nous surprendre. On reste admiratif également devant l’énergie et la sagacité de la maman d’Hélène. Un film qui apportera de l’espoir aux parents d’enfants autistes et de l’émerveillement à tous. 

F.L.

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