SÉANCE OUTBUSTER #11 : PUPPET MASTER: THE LITTLEST REICH

Publiée le 12 juillet 2019

Le film sur Outbuster : https://www.outbuster.com/entre-potes/Puppet-master

Attention le film est réservé à un public averti en raison de scènes de violence et de nudité.

Que raconte le film Puppet Master : The Littlest Reich ?

Récemment divorcé, Edgar retourne dans la maison de son enfance pour faire le point sur sa vie. Il y trouve un pantin à l’allure malfaisante ayant appartenu à son défunt frère. Cherchant à se faire rapidement de l’argent, il décide d’aller le vendre aux enchères lors d’une convention, accompagné de sa nouvelle petite-amie et d’un ami, tous inconscients du danger qui les attend. L’enfer se déchaîne une fois sur place lorsqu’une force maléfique fidèle au troisième Reich anime toutes les marionnettes présentes, les incitant à tuer sans merci tous ceux en travers de leur chemin…

Je vous propose aujourd'hui de revenir sur le dernier volet d'une saga apparue il y a presque 30 ans sur les étals de nos vidéoclubs sous le nom de Puppet Master. Produit par Charles Band, connu pour être le pape de la série Z, le premier volet mettait en scène de petites et horribles marionnettes aux ordres de l'ignoble André Toulon. Dans la lignée de Dolls ou Chucky, le film mixait nazisme et mythologie égyptienne et allait être suivi d'une douzaine de suites. Ce 13e Puppet Master est en réalité un reboot de la série. Il a été présenté au festival de Gérardmer où il a beaucoup plu aux duettistes de Groland, Benoît Delépine et Gustave Kervern qui lui ont tout simplement remis le prix principal. À noter que ces nouvelles aventures de Puppet Master sont écrites par Craig Zeller qui nous avait enthousiasmé avec l'excellent Bone Tomahawk .

Le film propose un casting où l’on retrouve des figures du cinéma de série B comme la vénérable Barbara Crampton connue par les amateurs de fantastique pour son cunnilingus post mortem dans Re-Animator et qui apparaissait déjà dans le premier volet de la série. Elle s'avère ici excellente dans le rôle d’une flic traumatisée. On découvre également dans le rôle de Toulon, Udo Kier qui a aussi bien joué chez Fassbinder que dans un nombre incalculable de films fauchés de genre. Nous avons enfin pour jouer un flic énervé, Michael Paré dans la filmographie va du B jusqu'au Z. Enfin, la musique est signée Fabio Frizzi, connu pour sa collaboration avec Lucio Fulci et qui signe une bande originale qui rappelle parfois l’Au-delà.

Ce Puppet Master est un film gentiment anar dont le mauvais esprit a sans doute beaucoup plu à l'équipe de Groland. Tout le monde en prend en effet pour son grade que ce soit le quarantenaire obsédé par ses exploits sexuels, la féministe, les geeks, les flics un tant soit peu réactionnaires… Le film se moque aussi gentiment des conventions où le moindre vestige d’une adolescence résolue s’envole à des prix records. Puppet Master : The Littlest Reich est avant tout une comédie d’horreur dotée d’un humour trash qui la destine à un public friand de blagues « limites » avec entre autres une poupée tueuse qui prend la forme d'un poupon et porte la moustache d'Hitler.

En tant que divertissement du samedi soir et de deuxième partie de soirée, le film est particulièrement généreux question scènes gores et n’oublie pas non plus de nous offrir quelques plans fugaces de poitrines. Malheureusement comme les seins siliconés de certaines de ses actrices, ce long-métrage fait parfois un peu toc avec sa mise en scène anonyme pourtant signée à 4 mains. Le film se contente de faire succéder les séquences assez platement filmées sans nous offrir le moindre point de vue. Mais surtout à force de vouloir enchaîner les blagues toujours plus douteuses, nous avons l’impression de regarder une succession de saynètes plutôt qu’une oeuvre cinématographique. À défaut d’être angoissant, ce nouveau Puppet Master ressemble plutôt à une fanfiction sur Youtube vite bricolée pour faire rire les copains. Puppet Master : The Littlest Reich n’a jamais l’impact des premiers essais gore de Peter Jackson où l’on ressentait une vraie envie de faire du cinéma malgré des moyens très limités comme dans Bad Taste.

Mad Will

 

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