l'île aux chiens

Isle of Dogs

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101 minutes
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Couleur
Affiche du film l'île aux chiens Une épidémie de grippe canine s'abat sur le Japon. Le maire d'une importante métropole prétend s'occuper de la santé publique en ordonnant la déportation de tous les chiens malades dans une île voisine, déchetterie publique où les canidés exilés dépérissent en se nourrissant de fonds de fonds de poubelle. En fait ce maire dictatorial a une phobie des chiens et une vénération des chats. La fronde contre le maire est menée par une jeune étudiante américaine alors qu'un jeune garçon vole un avion pour se rendre sur l'île et récupérer son animal de compagnie. Celui-ci va être aidé dans sa mission de sauvetage par une meute de chiens menée par le Chef...

Réalisateur

Date de sortie

11/04/2018

Nationalité

Etats-Unis

Distribution

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Encore une fois Wes Anderson nous régale avec un film drôle et profond. Maitrisant comme personne son sujet et la technique, il emploie ici avec une virtuosité sans pareil la stop motion pour animer ses personnages comme dans Fantastic Mister Fox.

Le réalisateur nous invite dans un Japon imaginaire, mais très référencé (réutilisation d’estampe d’Hokusai, haïkus, bouteilles de Saké…), un monde dans lequel les chiens sont parqués dans une île poubelle sous prétexte qu’ils propagent des maladies et pourraient être dangereux.

On le comprend vite, tout cela n’est qu’un vaste complot ourdi par ceux qui ont le pouvoir et veulent le garder par tous les moyens. Le grain de sable viendra d’un jeune garçon de 12 ans, Atari Kobayashi, propre neveu du maire de Megasaki, la mégalopole dans laquelle prend place cette histoire, le scénario nous narrant ensuite les péripéties qui se déroulent sur l’île et dans la ville. Comme dans tout conte initiatique, les rôles des personnages sont clairement distribués au départ. Mais au départ seulement, car la magie Andersonnienne offre de nombreuses surprises par rapport à un déroulement classique. Les personnages, au lieu d’être les simples actants du conte, sont psychologiquement beaucoup plus élaborés, ce qui amènera à des péripéties inattendues qui maintiendront l’intérêt jusqu’au plan final.

Mais quand bien même le scénario aurait été faible, la seule vue des images du monde imaginé par Anderson suffit à nous mettre en extase, à la fois précis dans les moindres détails et poétique à l’envie. Un véritable tour de force quand on sait que la majorité du film se déroule dans une vaste décharge. En sortant de la séance, on n’a qu’une envie, c’est de le revoir.

Bref, on chercherait vainement un bémol dans cette symphonie cinématographique.
L.S.

Publié le 09/04/2018

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